Ne votez plus par Serge MORI

Ne votez plus

Titre de livre: Ne votez plus

Auteur: Serge MORI


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Serge MORI avec Ne votez plus

Ce manifeste n’était pas prévu.
Il est né de la rencontre de deux professionnels, un psychologue clinicien et un avocat pénaliste, qui voulaient confronter leurs expériences pour tenter d’analyser et essayer de comprendre l’évolution du profil des criminels et celle de la réaction judiciaire de la société.
En somme, le progrès technologique et ses conséquences psychologiques, sociologiques mais aussi physiologiques sur l’homme et sur l’organisation du système répressif était-il de nature à remettre en cause certaines des analyses, à l’époque révolutionnaires, de « Surveiller et Punir » ?
L’internationalisation de la délinquance, permise par « les avancées » de la science, qu’elle soit économique (blanchiment…) ou violente (terrorisme…) modifiait-elle nécessairement la psychologie du criminel ?
Notre projet initial était celui de deux techniciens, artisans, idéalistes passionnés par leur travail.
Notre première discussion eut lieu en début d’été.
Nous avons partagé vin rouge et fromages sur une petite terrasse d’un restaurant niché au creux des toits d’Aix-en-Provence…
Nous nous sommes séparés, tard dans la nuit, euphoriques, sûrs que nous allions faire un peu évoluer les choses.
Lors de notre deuxième entretien, nous avons parlé politique.
Sans doute les propos inutiles d’un important personnage de l’État étaient-ils à l’origine de notre conversation, préambule à ce que nous souhaitions être notre première séance de travail.
Notre scepticisme ironique sur la démagogie éhontée de nos pseudos démocrates et sur la crédulité du peuple, notre choix commun de ne plus voter depuis 20 ans nous rapprochèrent encore plus.
Habituellement, l’un comme l’autre, quand, dans nos discussions entre amis, nous affichions notre abstentionnisme, systématiquement, nous nous heurtions à des réflexions schématiques du genre :
« Si tu ne votes pas tu n’as pas le droit de parler… ».
« Des gens sont morts pour le droit de vote… ».
C’est à partir de cette discussion, que notre projet a évolué.
Il ne s’agissait plus de faire un livre de techniciens analysant l’évolution d’une société, mais d’essayer de réveiller les consciences et d’ériger en système l’abstention comme arme démocratique.
Pour forcer les politiques à restaurer une véritable république en écoutant le peuple, pour contraindre les médias, ou en tout cas certains d’entre eux, à retrouver une véritable indépendance seule garante de la liberté.
Pardon pour la grandiloquence de la comparaison, mais la marche silencieuse de GANDHI a plus fait pour la décolonisation que toutes les campagnes de presse…
Parce que le peuple a été dépossédé des droits essentiels de choisir ses élus, parce que les campagnes médiatico-judiciaires, les mises en examen, les condamnations, sont sans aucun effet sur le fonctionnement démocratique, parce que les vrais détenteurs du pouvoir jouissent d’une immunité factuelle, ou juridique qui les rend invulnérables, parce que leur profil psychologique qui leur a permis d’être élu leur interdit de démissionner, il faut impérativement que les choses changent.
Voter ne sert à rien si ce n’est à légitimer l’inaction du pouvoir.
Pour que les hommes politiques acceptent enfin d’écouter la volonté du peuple il faut que le peuple se taise…
Ne votez plus…

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Ce manifeste n’était pas prévu.
Il est né de la rencontre de deux professionnels, un psychologue clinicien et un avocat pénaliste, qui voulaient confronter leurs expériences pour tenter d’analyser et essayer de comprendre l’évolution du profil des criminels et celle de la réaction judiciaire de la société.
En somme, le progrès technologique et ses conséquences psychologiques, sociologiques mais aussi physiologiques sur l’homme et sur l’organisation du système répressif était-il de nature à remettre en cause certaines des analyses, à l’époque révolutionnaires, de « Surveiller et Punir » ?
L’internationalisation de la délinquance, permise par « les avancées » de la science, qu’elle soit économique (blanchiment…) ou violente (terrorisme…) modifiait-elle nécessairement la psychologie du criminel ?
Notre projet initial était celui de deux techniciens, artisans, idéalistes passionnés par leur travail.
Notre première discussion eut lieu en début d’été.
Nous avons partagé vin rouge et fromages sur une petite terrasse d’un restaurant niché au creux des toits d’Aix-en-Provence…
Nous nous sommes séparés, tard dans la nuit, euphoriques, sûrs que nous allions faire un peu évoluer les choses.
Lors de notre deuxième entretien, nous avons parlé politique.
Sans doute les propos inutiles d’un important personnage de l’État étaient-ils à l’origine de notre conversation, préambule à ce que nous souhaitions être notre première séance de travail.
Notre scepticisme ironique sur la démagogie éhontée de nos pseudos démocrates et sur la crédulité du peuple, notre choix commun de ne plus voter depuis 20 ans nous rapprochèrent encore plus.
Habituellement, l’un comme l’autre, quand, dans nos discussions entre amis, nous affichions notre abstentionnisme, systématiquement, nous nous heurtions à des réflexions schématiques du genre :
« Si tu ne votes pas tu n’as pas le droit de parler… ».
« Des gens sont morts pour le droit de vote… ».
C’est à partir de cette discussion, que notre projet a évolué.
Il ne s’agissait plus de faire un livre de techniciens analysant l’évolution d’une société, mais d’essayer de réveiller les consciences et d’ériger en système l’abstention comme arme démocratique.
Pour forcer les politiques à restaurer une véritable république en écoutant le peuple, pour contraindre les médias, ou en tout cas certains d’entre eux, à retrouver une véritable indépendance seule garante de la liberté.
Pardon pour la grandiloquence de la comparaison, mais la marche silencieuse de GANDHI a plus fait pour la décolonisation que toutes les campagnes de presse…
Parce que le peuple a été dépossédé des droits essentiels de choisir ses élus, parce que les campagnes médiatico-judiciaires, les mises en examen, les condamnations, sont sans aucun effet sur le fonctionnement démocratique, parce que les vrais détenteurs du pouvoir jouissent d’une immunité factuelle, ou juridique qui les rend invulnérables, parce que leur profil psychologique qui leur a permis d’être élu leur interdit de démissionner, il faut impérativement que les choses changent.
Voter ne sert à rien si ce n’est à légitimer l’inaction du pouvoir.
Pour que les hommes politiques acceptent enfin d’écouter la volonté du peuple il faut que le peuple se taise…
Ne votez plus…
Ce manifeste n’était pas prévu.
Il est né de la rencontre de deux professionnels, un psychologue clinicien et un avocat pénaliste, qui voulaient confronter leurs expériences pour tenter d’analyser et essayer de comprendre l’évolution du profil des criminels et celle de la réaction judiciaire de la société.
En somme, le progrès technologique et ses conséquences psychologiques, sociologiques mais aussi physiologiques sur l’homme et sur l’organisation du système répressif était-il de nature à remettre en cause certaines des analyses, à l’époque révolutionnaires, de « Surveiller et Punir » ?
L’internationalisation de la délinquance, permise par « les avancées » de la science, qu’elle soit économique (blanchiment…) ou violente (terrorisme…) modifiait-elle nécessairement la psychologie du criminel ?
Notre projet initial était celui de deux techniciens, artisans, idéalistes passionnés par leur travail.
Notre première discussion eut lieu en début d’été.
Nous avons partagé vin rouge et fromages sur une petite terrasse d’un restaurant niché au creux des toits d’Aix-en-Provence…
Nous nous sommes séparés, tard dans la nuit, euphoriques, sûrs que nous allions faire un peu évoluer les choses.
Lors de notre deuxième entretien, nous avons parlé politique.
Sans doute les propos inutiles d’un important personnage de l’État étaient-ils à l’origine de notre conversation, préambule à ce que nous souhaitions être notre première séance de travail.
Notre scepticisme ironique sur la démagogie éhontée de nos pseudos démocrates et sur la crédulité du peuple, notre choix commun de ne plus voter depuis 20 ans nous rapprochèrent encore plus.
Habituellement, l’un comme l’autre, quand, dans nos discussions entre amis, nous affichions notre abstentionnisme, systématiquement, nous nous heurtions à des réflexions schématiques du genre :
« Si tu ne votes pas tu n’as pas le droit de parler… ».
« Des gens sont morts pour le droit de vote… ».
C’est à partir de cette discussion, que notre projet a évolué.
Il ne s’agissait plus de faire un livre de techniciens analysant l’évolution d’une société, mais d’essayer de réveiller les consciences et d’ériger en système l’abstention comme arme démocratique.
Pour forcer les politiques à restaurer une véritable république en écoutant le peuple, pour contraindre les médias, ou en tout cas certains d’entre eux, à retrouver une véritable indépendance seule garante de la liberté.
Pardon pour la grandiloquence de la comparaison, mais la marche silencieuse de GANDHI a plus fait pour la décolonisation que toutes les campagnes de presse…
Parce que le peuple a été dépossédé des droits essentiels de choisir ses élus, parce que les campagnes médiatico-judiciaires, les mises en examen, les condamnations, sont sans aucun effet sur le fonctionnement démocratique, parce que les vrais détenteurs du pouvoir jouissent d’une immunité factuelle, ou juridique qui les rend invulnérables, parce que leur profil psychologique qui leur a permis d’être élu leur interdit de démissionner, il faut impérativement que les choses changent.
Voter ne sert à rien si ce n’est à légitimer l’inaction du pouvoir.
Pour que les hommes politiques acceptent enfin d’écouter la volonté du peuple il faut que le peuple se taise…
Ne votez plus…